Les festivals de 2012 en France

Festival Chopin à Paris

Du 16 juin au 14 juillet 2012

 

29e Festival Chopin à Paris

ORANGERIE DU PARC DE BAGATELLE

du 16 juin au 14 juillet 2012

LE PIANO ЯUSSE

DANS LES PAS DE CHOPIN

La nouveauté, la fulgurante originalité de l’art de Chopin,

la richesse de son inspiration, la perfection de son écriture, sa

manière inégalée d’exalter le piano, ont durablement marqué

ses contemporains, et les générations qui l’ont suivi. Le

Festival Chopin est souvent revenu sur l’impact sans

précédent de cette musique, et donné, de ce qu’on peut

appeler la descendance de Chopin, des portraits et des papiers

d’identité. Le thème est inépuisable ; les traces de Chopin

dépassent les frontières de la Pologne où il est né, de la France

où il est mort. On les suit un peu partout à travers le monde

et les époques, et même un compositeur d’aujourd’hui, audelà

de toutes les querelles stylistiques, peut se surprendre à

marcher dans ses pas chaque fois qu’il aborde l’instrument.

Mais sans doute aucune de ses nombreuses descendances

n’a compté autant de figures que celle que l’on trouve en

Russie, sur près d’un siècle, et ce en dépit même de l’effort

– avec entre autres le fameux Groupe des Cinq – de créer et

de défendre une musique nationale. D’ailleurs, quand les

Russes secouent le joug de Chopin, c’est pour céder à celui de

Liszt ; et souvent les deux pionniers du piano moderne se

rencontrent, étrangement mêlés, dans l’oeuvre de

compositeurs pourtant bien différents les uns des autres.

Nous avons accueilli, dans cette 29e édition du Festival,

une douzaine d’entre eux, des plus illustres, comme Scriabine

et Rachmaninov, aux plus méconnus, voire oubliés, comme

Arenski ou Blumenfeld. Parfois les oeuvres programmées

appartiennent à la jeunesse de leur auteur et ne trahissent

qu’une influence passagère, un détour sur leur chemin.

D’autres fois, plus tardives, elles montrent davantage que

l’imitation : une véritable réflexion, plus troublante que celle

des miroirs, une connivence d’âme (c’est le cas, en particulier,

de Liadov). Toujours, quelles que soient leurs raisons, c’est

leur beauté qui nous a retenus, a joy for ever, comme dit le

poète, irréductible à la « ligne du temps » des historiens et à

l’improbable (et vain) « progrès ».

Ce thème, si précis (et précieux) soit-il, veut demeurer

discret, un fil doré qui relie les divers concerts, lesquels, en

dehors de Chopin et des Russes, s’inscrivent dans un

panorama du piano qui va de Bach à Ravel. Surtout nous

n’avons pas oublié que 2012 est l’année du 150e anniversaire

de la naissance de Debussy ; mais au lieu de placer le Festival

entier sous son égide, nous avons préféré réserver cet

hommage à la clôture : Anne Queffélec aura carte blanche

pour l’évoquer à sa manière, et le confronter à son grand prédécesseur.

Président : PASZKIEWICZ Antoine
Directeur artistique : Conseiller musical du 29e Festival Chopin: Guy Sacre