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Découvrir nos Festivals de musique et du spectacle vivant

DÉCOUVRIR NOS FESTIVALS DE MUSIQUE ET DU SPECTACLE VIVANT

Festival International d’Opéra Baroque et Romantique de Beaune

du 06/07/2018 au 29/07/2018



 1983-2018  > 35e ANNIVERSAIRE DE LA CRÉATION DU FESTIVAL


Nous fêtons cette année le 35e anniversaire de la création du Festival et sa 36e édition.


Au programme de cette 36e édition : 9 opéras et oratorios et 3 récitals :


> En ouverture, honneur à Haendel avec 2 nouvelles productions lyriques majeures, peu jouées, et considérées comme des chaînons importants dans sa carrière : Samson, oratorio composé en 1743, juste après Le Messie, renoue avec le genre de l’oratorio dramatique, délaissé par Haendel depuis Saul, et obtient un retentissement considérable, restant à l’affiche pendant plus de deux siècles. Il est dirigé par Leonardo Garcia Alarcon, nouveau chef invité, à la tête de son orchestre Millenium et du Choeur de Chambre de Namur. Rodrigo, son premier opéra italien composé, à l’âge de 22 ans (1707), lors de son voyage en Italie. Haendel y élabore déjà un style puissamment personnel, d’une richesse admirable, avec de nombreux airs prodigieux que le compositeur réemploiera dans ses opéras ultérieurs. Ce Rodrigo est dirigé par Thibault Noally, jeune chef en résidence.


> Nous proposons à entendre, dans le même week-end, les 2 fameux oratorios de Haydn : La Création et Les Saisons, dirigés respectivement par Laurence Equilbey et par Paul McCreesh. La Création, monumentale fresque qui célèbre la naissance de l’univers en s’inspirant du Paradis perdu de John Milton, mais aussi de Haendel (notamment du Messie et de Samson), est un miracle d’écriture révélant toutes les couleurs de l’orchestre et du chœur en grand effectif. L’immense succès de La Création conduisit Haydn et son librettiste à entreprendre immédiatement la composition d’un autre oratorio. Ce furent Les Saisons, qui constituent la première grande partition (1801) du XIXe siècle musical, avec ses grandes masses chorales qui décrivent miraculeusement le lever du soleil, l’orage, la chasse ou les vendanges au travers des quatre saisons. Elles préfigurent la Symphonie Pastorale de Beethoven et anticipent le romantisme allemand du Freischütz de Weber ou du Der fliegende Holländer de Wagner. C’est la version en anglais, choisie par Paul McCreesh, qui sera interprétée en première française.


> Nous retrouvons Hervé Niquet et ses ensembles du Concert Spirituel à l’occasion de leurs 30 ans dans le glorieux (cela s’imposait) Te Deum de Charpentier, son chef-d’oeuvre le plus renommé, dont le fameux prélude en rondeau d’ouverture réunissant tous les instruments (timbales, trompettes, hautbois, flûtes...) servit d’indicatif des retransmissions en Eurovision à la télévision.




> Nous renouons avec le cycle des opéras de Vivaldi avec un chef-d’oeuvre rarement donné : Giustino, dirigé par le chef italien Ottavio Dantone, à la tête de son orchestre l’Accademia Bizantina. Composé à mi-parcours de sa carrière lyrique, Giustino est considéré comme son oeuvre charnière sur le plan stylistique, marquant véritablement l’épanouissement du langage lyrique vivaldien.


> 3 opéras légendaires dont deux inspirés d’épisodes de la trilogie de Beaumarchais (Le Mariage de Figaro et Le Barbier de Séville) : Le Nozze di Figaro de Mozart et Il Barbiere di Siviglia de Rossini, exemples parfaits d’opéras populaires. Les Noces, confiées à la direction magistrale de René Jacobs, présentent, comme nulle part ailleurs dans les opéras de Mozart, des airs pétillants et éblouissants. Le Barbier, opéra le plus connu de Rossini, notamment par son extraordinaire ouverture mais aussi pour les fameux airs virtuoses chantés par les principaux protagonistes, est dirigé, sur insruments d’époque, par Jérémie Rhorer, éminent chef mozartien mais aussi rossinien. L’Italiana in Algeri, toujours de Rossini (dont nous commémorons le 150e anniversaire de la mort), son premier véritable opéra bouffe, a été composé à Venise juste après Tancredi et remporta un triomphe historique lors de la première vénitienne, puis dans toute l’Europe. Il est dirigé par Jean-Christophe Spinosi, chef rossinien par excellence, qui le dirigera également à Salzbourg, toujours avec son Ensemble Matheus et Cecilia Bartoli dans le rôle d’Isabella.


> 3 récitals : Sylvia Schwartz, une des héroïnes du Tancredi de Rossini de l’été dernier, interprète des grands airs d’opéras de Mozart et de Rossini. La mezzo-soprano américaine virtuose Vivica Genaux a choisi de chanter des airs d’opéras non moins virtuoses composés pour le castrat Farinelli par les rivaux que furent Haendel et Porpora. Enfin, en clôture de cette 36e édition, Andreas Scholl interprète l’émouvant et poignant Stabat Mater de Vivaldi ainsi que des Cantates mariales rares de Porpora, de Vinci et d’Anfossi.


Anne Blanchard


Directrice Artistique 



  • Présidente, Françoise Truchetet
  • Directrice Artistique, Anne Blanchard
  • Directeur, Kader Hassissi

vendredi 06 juillet 2018

  • 21h00 > Basilique Notre-Dame, Beaune
  • Samson

G. F. HAENDEL 1685 - 1759

Oratorio en 3 actes, créé le 18 février 1743 au King’s Theatre de Londres.
Livret de John Milton remanié par Newburgh Hamilton

CHOEUR DE CHAMBRE DE NAMUR
MILLENIUM ORCHESTRA
Direction musicale : LEONARDO GARCIA ALARCON

Samson : Matthew Newlin, ténor

Dalila : Katherine Watson, soprano

Micah : Lawrence Zazzo, contre-ténor

Manoah : Luigi De Donato, basse

Harapha :Guilhem Worms, basse

Nouvelle production

Après Hercules, Theodora, Israël en Égypte, Jephtha et Belshazzar, nous poursuivons le cycle des oratorios en anglais de Haendel avec Samson, composé juste après Le Messie, qui remporta un immense succès et allait rester l’un des ouvrages les plus populaires du compositeur durant les deux siècle suivants. Le livret, fondé sur le récit biblique de Samson et Dalila, l’un des plus célèbres de l’Ancien Testament, y participe et concourt à rendre passionnante cette histoire d’amour et de trahison où le héros Samson est séduit par Dalila (femme tentatrice) qui lui arracha le secret de sa force herculéenne située dans sa longue chevelure. Elle lui fit couper les cheveux et le livra à ses ennemis, les Philistins. Haendel nous donne ainsi à entendre de magnifiques choeurs et airs des protagonistes, tels les choeurs : “O first created beam“, à l’acte 1 (qui servit de modèle à Haydn pour la naissance de la lumière dans La Création), “With thunder arm’d“ à l’acte 3 ou le choeur final “Let the bright Seraphim“, les airs de Samson : “Total eclipse“ à l’acte 1, “Thus when the sun“ à l’acte 3 ou l’air de séduction de Dalila “My faith and truth“ à l’acte 2.

samedi 07 juillet 2018

  • 21h00 > Cour des Hospices (repli Basilique Notre-Dame en cas de météo défavorable)
  • L’Italiana in Algeri (150e anniversaire de la mort de Rossini)

GIOACCHINO ROSSINI 1792 - 1868

Dramma giocoso en 2 actes, créé le 22 mai 1813 au Teatro San Benedetto de Venise Livret d’Angelo Anelli

CHOEUR DE CHAMBRE DE NAMUR & ORCHESTRE MATHEUS
Direction musicale : JEAN-CHRISTOPHE SPINOSI

Isabella : Teresa Iervolino, mezzo-soprano

Lindoro : Philippe Talbot, ténor

Taddeo : Riccardo Novaro, baryton

Mustafà : Luigi De Donato, basse

Elvira : Chiara Skerath, soprano

Haly : Victor Sicard, baryton

Zulma : Anthea Pichanick, alto

Nouvelle production

Après le mémorable Tancredi, premier opera seria de Rossini programmé l’été dernier, nous poursuivons le cycle des opéras de Rossini avec L’Italienne à Alger, son premier véritable opéra bouffe, composé à Venise juste après Tancredi et qui remporta un triomphe lors de la première vénitienne puis dans toute l’Europe. Rossini déclara même : “Je croyais que les Vénitiens me tiendraient pour fou après avoir entendu mon opéra. Il apparaît maintenant qu’ils sont encore plus fous que moi”. L’Italienne devint rapidement si populaire qu’on fabriqua bientôt des boîtes à musique jouant la cavatine “Languir per una bella”. Le livret tiré de la légende de Roxane et de Soliman le Magnifique est éminemment moderne qui fait triompher les femmes de la bêtise et de la vanité des hommes. Trois soupirants sont envoûtés par la belle Italienne Isabella : la basse Mustafà, bey d’Alger, le baryton Taddeo, jaloux qui doit rapidement se contenter du rôle de l’oncle, et le jeune ténor Lindoro, qui sera finalement l’heureux élu. La musique est toujours captivante : notamment l’ouverture avec son début pianissimo, ses sforzati, ses crescendi et accelerandi irrésistibles ou le fameux air d’Isabella “Cruda sorte !” à l’acte 1. Nous avons reconduit dans cette Italienne les magnifiques interprètes que sont Teresa Iervolino et Luigi De Donato qui nous transportèrent l’été dernier dans le Tancredi. Nous accueillons aussi Philippe Talbot et Chiara Skerath, nouveau talent au soprano lumineux, qui font leurs débuts à Beaune, dans les rôles de Lindoro et d’Elvira.

dimanche 08 juillet 2018

  • 21h00 > Hospices Salle des Pôvres, Beaune
  • Récital Sylvia Schwartz, soprano

Grands airs d’opéras de Mozart, Rossini...

ANTOINE PALLOC, piano

La soprano colorature espagnole, Sylvia Schwartz, a fait partie avec Teresa Iervolino et Matthew Newlin de l’inoubliable triomphe remporté dans l’opéra Tancredi de Rossini dirigé par Ottavio Dantone en juillet dernier à Beaune. Touchée par l’écoute et la ferveur du public du festival, elle a accepté de centrer ce récital autour des grands airs d’opéras de Rossini, bien sûr, mais aussi de Mozart et d’autres compositeurs «surprises». Sylvia Schwartz est l’une des plus passionnantes chanteuses lyriques de sa génération. Elle est invitée dans les plus grandes maisons d’opéra et les plus grands festivals au monde : Scala de Milan, Berlin, Munich, Vienne, Salzbourg ou Baden-Baden... et demandée par les plus grands chefs : Claudio Abbado, Nikolaus Harnoncourt, Philippe Jordan, Colin Davis, Gustavo Dudamel, Daniel Barenboim, Simon Rattle, René Jacobs... ses rôles fétiches sont Susanna des Noces de Figaro, Rosina du Barbier de Séville de Rossini, Adina de l’Elisir d’amore de Donizetti, Sophie dans le Chevalier à la rose de Richard Strauss...

vendredi 13 juillet 2018

  • 21h00 > Basilique Notre-Dame
  • Die Schöpfung (La Création)

JOSEPH HAYDN 1732 - 1809

Oratorio en 3 parties, créé en 1799 au Burgtheater de Vienne. Livret de Gottfried van Swieten d’après le poème « Paradise lost » de John Milton.

CHŒUR ACCENTUS & INSULA ORCHESTRA
Direction musicale : LAURENCE EQUILBEY

Eva, Gabriel :Christina Landshamer, soprano

Uriel :Fabio Trümpy, ténor

Raphael, Adam :Thomas Tatzl, basse

Production Accentus & Insula Orchestra

Haydn entendit à Londres, entre 1791 et 1795, un certain nombre d’œuvres de Haendel dont le Le Messie, Israël en Egypte et Samson. Dès lors, l’idée de composer à son tour un oratorio ne le quitta plus. Il rapporta de Londres un livret en anglais qui, cinquante ans auparavant, avait été destiné à Haendel. Le baron Gottfried van Swieten adapta en allemand ce livret inspiré à la fois de la Bible (Genèse et Psaumes) et du Paradis Perdu de John Milton. Haydn y travailla deux ans sans relâche. La première publique pulvérisa tous les records de fréquentation et dès lors allait entraîner sa diffusion immédiate dans l’Europe entière. La Création, monumentale fresque qui célèbre la naissance de l’univers, est un miracle d’écriture enclin à révéler toutes les couleurs de l’orchestre et du chœur de Laurence Equilbey en grand effectif. Dès l’ouverture, nous sommes saisis par la puissance orchestrale qui introduit d’une façon extraordinaire « La représentation du Chaos » abou- tissant à l’explosion triomphale du choral « Et la Lumière fut ». Chaque phase des « Six jours de la Création » est dépeinte avec une musique au souffle épique d’une incroyable richesse. Ainsi la splendeur du Lever du Soleil (au numéro 13) suivie de la mystérieuse Lumière de la Lune.

samedi 14 juillet 2018

  • 21h00 > Basilique Notre-Dame, Beaune
  • Te Deum

MARC-ANTOINE CHARPENTIER 1643-1704

Grand Motet composé en 1688-1690 pour l’église Saint-Louis des Jésuites de Paris.

CHOEUR & ORCHESTRE LE CONCERT SPIRITUEL

Direction musicale : HERVÉ NIQUET

Chantal Santon-Jeffery, soprano

Julia Beaumier, soprano

Clément Debieuvre, haute-contre

François Joron, taille

Jean-Christophe Lanièce, basse-taille

Nous fêtons les 30 ans des ensembles du Concert Spirituel, fondé par leur chef Hervé Niquet avec le glorieux (cela s’imposait) Te Deum de Charpentier que nous présentons pour le première fois à Beaune. Le Te Deum est le chef-d’oeuvre le plus célèbre de Charpentier, avec son fameux prélude en rondeau d’ouverture réunissant tous les instruments (timbales, trompettes, hautbois, flûtes...) qui servit d’indicatif des retransmissions en Eurovision à la télévision. Son disque de ce Te Deum est souvent cité comme la référence en la matière, avec son foisonnement instrumental, ses coloris sonores et sa simplicité. Hervé Niquet nous invite à une passionnante lecture des tableaux baroques brillamment composés par Charpentier pour fêter les victoires ou la paix mais aussi pour louer le Seigneur. En complément de programme, Hervé Niquet nous propose, toujours de Charpentier, notamment les renommées Marches pour les Trompettes, le motet l’Ascension de la Vierge Marie ou l’Ouverture du Malade Imaginaire.

dimanche 15 juillet 2018

  • 21h00 > Cour des Hospices (repli Basilique Notre-Dame en cas de météo défavorable)
  • The Seasons

JOSEPH HAYDN 1732 - 1809

Oratorio en 3 parties, créé en avril 1801 chez le prince Schwarzenberg, puis joué le 29 mai au Burgtheater de Vienne. Livret de Gottfried van Swieten d’après le texte en anglais “The Seasons“ du poète écossais James Thomson

GABRIELI CHOIR, CONSORT & PLAYERS

Direction musicale : PAUL McCREESH

Hanna :Carolyn Sampson, soprano

Lucas :Jeremy Ovenden, ténor

Simon :Ashley Riches, baryton-basse

Recréation en anglais, en première française.

L’énorme succès de La Création fut pour beaucoup dans la décision de Haydn et de son librettiste le baron Gottfried van Swieten d’entreprendre la composition d’un autre oratorio. Ce furent Les Saisons, créées deux ans plus tard en 1801, d’après le texte en anglais The Seasons du poète écossais James Thomson. Paul McCreesh interprète ici la version en anglais et non en allemand. Les Saisons constituent la première grande symphonie pastorale et lyrique du XIXe siècle musical mettant en scène trois personnages qui, accompagnés par le choeur, chantent les saisons qui passent. L’écriture musicale, à la fois savante et d’inspiration populaire, annonce le mouvement romantique à travers l’évocation des frémissements de la nature. Ainsi, dans le Printemps : les merveilleux largo et vivace de l’introduction qui décrivent le passage de l’hiver au printemps, l’air de Simon “With eagerness the countryman sets for till the soil“ (Déjà le laboureur se met joyeusement au travail) sur l’andante de la Symphonie “La Surprise“ ; dans l’Été : l’air tendre, doux puis brûlant du lever du soleil, le déchaînement du choeur, et de l’orchestre notamment des cors, des trompettes et des timbales dans le terrible orage ; dans l’Automne : les irrésistibles choeurs de la Chasse (“hark, hear the sound of the chase“) et des Vendanges (“Drink up, drink up, the wine is here“ - Vivat !, vivat !, le vin est là) et enfin dans l’Hiver : l’introduction saisissante qui dépeint les épais brouillards des débuts de l’hiver.

vendredi 20 juillet 2018

  • 21h00 > Basilique Notre-Dame, Beaune
  • Rodrigo

G. F. HAENDEL 1685 - 1759

Dramma per musica en 3 actes, créé à l’automne 1707 au Teatro del Cocomero de Florence Livret d’après “Il duello d’amore e di vendetta“ de Francesco Silvani

ORCHESTRE LES ACCENTS

Direction musicale : THIBAULT NOALLY

Rodrigo : Vivica Genaux, mezzo-soprano

Esilena : Ana Maria Labin, soprano

Florinda : Arianna Vendittelli, soprano

Giuliano : Emiliano Gonzalez Toro, ténor

Fernando : Anthea Pichanick, alto

Evanco Alix Le Saux, mezzo-soprano

Nouvelle Production. Thibault Noally et Les Accents, chef et ensemble en résidence.

Rodrigo est le premier opéra italien composé par Haendel, à l’âge de 22 ans, pour Florence lors de son voyage en Italie. Haendel y élabore un style certes italianisant, mais puissamment personnel, d’une richesse fascinante, avec de nombreux airs prodigieux que le compositeur réemploiera dans ses opéras ultérieurs, notamment dans Rinaldo, Giulio Cesare ou dans son oratorio Le Messie. L’intrigue s’organise autour de la confrontation de Rodrigo, roi d’Espagne, de Florinda, conquête délaissée, ainsi que d’Evanco, fils de l’ancien roi destitué par le tyran Rodrigo, qui réclament tous les deux vengeance. La musique de Haendel s’accompagne déjà d’une profondeur émotionnelle et d’une caractérisation remarquable des personnages. Ainsi les airs écrits pour Esilena, épouse de Rodrigo, sont souvent d’une douceur émouvante comme dans l’exquis “In mano al mio sposo“. Le caractère ardent et noble de Florinda est décrit avec panache dans la célébration de son triomphe à la fin de l’acte 2. Le jeune prince rebelle Evanco, héros audacieux, donnant l’assaut contre les murailles de Séville sur le merveilleux air “Su, all’armi !“ (à l’acte 2) qui anticipe l’air “Al lampo dell’ armi“ de son Giulio Cesare in Egitto, composé plus de quinze ans après. Nous retrouvons la merveilleuse virtuose Vivica Genaux dans le rôle-titre.

samedi 21 juillet 2018

  • 21h00 > Cour des Hospices (repli Basilique Notre-Dame en cas de météo défavorable)
  • Le Nozze di Figaro

W. A. MOZART 1756 - 1791

Dramma giocoso en 4 actes, créé le 1er mai 1786 au Théâtre de la Cour impériale et royale de Vienne. Livret de Lorenzo Da Ponte, d’après la comédie “La Folle Journée ou Le Mariage de Figaro“ de Beaumarchais.

PHILHARMONIA CHOIR WIEN
FREIBURGER BAROCKORCHESTER
Direction musicale : RENÉ JACOBS

Il Conte di Almaviva :Arttu Kataja, baryton

La Contessa di Almaviva :Sophie Karthäuser, soprano

Susanna :Sunhae Im, soprano

Figaro :Robert Gleadow, baryton

Cherubino :Olivia Vermeulen, mezzo-soprano

Marcellina :Salomé Haller, soprano

Don Curzio|Basilio :Thomas Walker, ténor

Bartolo|Antonio :Marcos Fink, baryton

Barbarina :Mirella Hagen, soprano

Nouvelle production

En 2000, René Jacobs nous avait comblés avec un mémorable Così fan tutte dans la Cour des Hospices. En 2004, il publiait chez Harmonia Mundi des Noces de Figaro qui allaient s’installer au sommet de la discographie. Nous pouvons enfin vous les présenter dans une nouvelle production qui ira jusqu’en Corée du Sud. Les Noces de Figaro est “un genre de spectacle presque nouveau“ écrit Da Ponte dans sa préface du livret. Elles pulvérisent les conventions de l’opéra contemporain grâce à une perfection inédite dans la fusion de la musique et du texte, ouvrant ainsi un nouveau chapitre de l’histoire de l’opéra. La qualité du livret, aux multiples intrigues, surpasse toutes les comédies écrites jusque-là et la musique étourdissante de Mozart soutient et commente l’action, caractérise les personnages et nous fait entendre les passions des coeurs comme jamais. L’accueil fut enflammé à tel point que presque chaque air fut bissé. Ainsi les fameux airs de Susanna : “Venite, inginocchiatevi“, pure merveille de tendresse ; de Cherubino : “Non so piu“ et “Voi che sapete“ ; de La Comtesse : la cavatine “Porgi amor“ émouvante et pleine de douceur ; ou de Figaro : “Non Più Andrai“. À noter que la Comtesse et Figaro seront interprétés par les sublimes Sophie Karthäuser et Robert Gleadow.

dimanche 22 juillet 2018

  • 21h00 > Basilique Notre-Dame, Beaune
  • Récital Vivica Genaux, mezzo-soprano Haendel versus Porpora

Haendel versus Porpora : “Airs pour Farinelli”

LES MUSICIENS DU LOUVRE
Violon et direction musicale : THIBAULT NOALLY

Vivica Genaux, mezzo-soprano américaine à la virtuosité éblouissante, interprète les plus grands airs écrits pour Farinelli par Haendel et Porpora, deux compositeurs de génie, mais rivaux sur la scène londonnienne. En effet, en 1729, Porpora est nommé compositeur attitré de la compagnie Opera of the Nobility, concurrente de la Royal cademy of Music de Haendel. Pour terrasser son concurrent, le maître italien appelle Farinelli à Londres, en 1734. Si le fameux castrat assure sa célébrité, les deux compagnies périclitent à cause des pertes considérables enregistrées. Ce programme concocté avec gourmandise par Vivica Genaux met en scène un affrontement entre les deux compositeurs baroques, adversaires de toujours, au travers de leurs plus grandes compositions. Qu’on en juge : de Haendel : “Abbrugio, avvampo e fremo”, “Venti turbini” et “Cara sposa” extraits de l’opéra Rinaldo ; “Ho perso il caro ben“ extrait d’Il Parnasso in Festa et “Dopo notte” extrait d’Ariodante. De Porpora : “Il piè s’allontana” extrait de la sérénade L’Angelica, “Vanne nel vicin tiempo...Fremer da luigi io sento“ extrait d’Il Martirio di San Giovanni Nepo muceno, “Come nave in ria tempesta” extrait de l’opéra Semiramide regina dell’Assiria et “Alto Giove”, son air le plus célèbre popularisé par le film Farinelli de Gérard Corbiau, extrait de l’opéra Polifemo. Un récital- événement en perspective, accompagné par le flamboyant Ensemble Les Musiciens du Louvre dirigé par Thibault Noally.

vendredi 27 juillet 2018

  • 21h00 > Cour des Hospices (repli Basilique Notre-Dame en cas de météo défavorable)
  • Giustino

ANTONIO VIVALDI 1678- 1741

Dramma per musica en 3 actes, créé durant le Carnaval de 1724 au Teatro Capranica de Rome. Livret de Pariati d’après Nicolò Beregan.

ORCHESTRE ACCADEMIA BIZANTINA
Direction musicale : OTTAVIO DANTONE

Anastasio :Valer Sabadus, contre-ténor

Arianna :Emöke Barath, soprano

Leocasta :Ana Maria Labin, soprano

Amantio :Ariana Vendittelli, soprano

Giustino :Delphine Galou, mezzo-soprano

Vitaliano :Emiliano Gonzalez Toro, ténor

Andronico,Polidarte :Alessandro Giangrande, ténor

Nouvelle production. Enregistrement discographique, collection Vivaldi Naïve

Avec ses scènes spectaculaires (une tempête en mer, des batailles et un couronnement somptueux), Giustino, chef d’oeuvre de la maturité, est un des opéras les plus accomplis de Vivaldi. L’intrigue met en scène des personnages et des événements historiques réels dans une fiction toute empreinte de l’Empire byzantin avec Anastasio. L’écriture de Vivaldi tire pleinement parti des diverses situations, mettant en valeur ses dons de dramaturge. C’est particulièrement vrai de l’acte 2 et du début de l’acte 3, où le soupçon et la jalousie sont extraordinairement traduits dans une série d’arias impétueux qui font montre d’une rare ingéniosité harmonique et d’une inspiration constante, offrant aux protagonistes des airs époustouflants : ainsi les fameux “Vedrò con mio diletto“ (à l’acte 1) et “Sento in seno“ (à l’acte 2) avec sa pluie de pizzicati, chantés par Anastasio, “Ho nel petto“ avec psaltérion solo chanté par Giustino à l’acte 2 ou encore “Or che cinto ho il crin d’alloro“ chanté par Amanzio, “Sventurata navicella“ et “Senti l’aura“ interprétés par Leocasta, sans oublier l’invraisemblable “Per noi soave e bella“, truffé de notes répétées chanté par Arianna.

samedi 28 juillet 2018

  • 21h00 > Cour des Hospices (repli Basilique Notre-Dame en cas de météo défavorable)
  • Il Barbiere di Siviglia (150e anniversaire de la mort de Rossini)

GIOACCHINO ROSSINI 1792 - 1868

Opera buffa en 2 actes, créé le 20 février 1816 au Teatro di Torre Argentina de Rome Livret de Cesare Sterbini, d’après la comédie Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile de Beaumarchais

CHOEUR DE NAMUR & ORCH. LE CERCLE DE L’HARMONIE
Direction musicale : JÉRÉMIE RHORER

Rosina :Anna Goryachova, mezzo-soprano

Il Conte Almaviva :Matthew Newlin, ténor

Figaro :Vittorio Prato, baryton

Bartolo :Riccardo Novaro, baryton

Basilio :Luigi De Donato, basse

Berta :Adriana Gonzalez, soprano

Fiorello :Victor Sicard, basse


Nouvelle production

Pour commémorer les 150 ans de la disparition de Rossini, nous vous proposons, après l’Italiana in Algeri, Il Barbiere di Siviglia, son opéra le plus connu, dirigé par Jérémie Rhorer à la tête de son orchestre Le Cercle de l’Harmonie, sur instruments d’époque. Il Barbiere di Siviglia, tiré de la célèbre comédie de Beaumarchais (Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile), est son opéra bouffe le plus populaire, notamment par sa célèbre ouverture, mais aussi par les fameux airs virtuoses chantés par les principaux protagonistes : Almaviva (Ecco ridente in cielo), Rosina (Una voce poco fa), Figaro (Largo al factotum) ou Basilio (La calunnia è un venticello)... Le livret conte qu’à Séville, la jeune Rosina est tenue recluse par son tuteur, le vieux docteur Bartolo, qui s’est mis en tête de l’épouser pour garder sa dot. Mais Rosina s’est éprise du jeune Comte Almaviva qui, avec la complicité de Figaro, va tout tenter pour approcher son aimée... Nous avons réuni pour cette nouvelle production les formidables interprètes que sont Anna Goryachova, Matthew Newlin, Luigi De Donato, Riccardo Novaro ou Vittorio Prato, qui chantent ce Barbier sur les plus grandes scènes internationales ainsi que la talentueuse jeune soprano guatémaltèque Adriana Gonzalez.

dimanche 29 juillet 2018

  • 21h00 > Basilique Notre-Dame, Beaune
  • Récital Andreas Scholl, contre-ténor Cantates à la Vierge Marie

“Stabat Mater” de Vivaldi

“Cantates” rares de Porpora, de Vinci et d’Anfossi

ORCHESTRE ACCADEMIA BIZANTINA
Violon et direction musicale : ALESSANDRO TAMPIERI

Andreas Scholl nous offre, en clôture de cette 36e édition, l’émouvant Stabat Mater de Vivaldi mais aussi, en contrepoint, des Cantates mariales rares de Porpora, de Vinci et d’Anfossi. La gravité des paroles, qui décrivent la douleur de Marie devant la croix sur laquelle Jésus est supplicié dans le Stabat Mater, inspire à Vivaldi une musique d’un dramatisme poignant. “Le prêtre roux“ atteint des sommets d’émotion dans la description du sentiment d’affliction et dans l’incitation à la méditation. Après le Stabat, Andreas Scholl explore au cours de ce nouveau récital le riche répertoire baroque napolitain au travers d’extraits d’opéras de Nicola Porpora, de Leonardo Vinci et de Pasquale Anfossi. Si le nom de Porpora, l’un des maîtres de l’opera seria dont les castrats Farinelli et Caffarelli furent les célèbres élèves, et celui de son contemporain Leonardo Vinci, sont de plus en plus connus, celui de Pasquale Anfossi l’est beaucoup moins. Et pourtant, le musicien, auteur de plus de soixante opéras, fut tout aussi célèbre de son vivant que les deux précédents. Nous entendrons de Porpora : “Occhi mesti“ et “Per pietà turba feroce“, extraits d’Il Trionfo della Divina Giustizia ne’ tormenti e morte di Gesù Cristo. D’Anfossi le “Salve Regina“ et de Vinci “Chi mi priega“ et “Tutti son del materno mio seno“.

renseignements

Bureau du Festival
Place de la Halle
BP 60071
21202 Beaune Cedex
+33 (0)3 80 22 97 20
siteweb : festivalbeaune.com / E-Mail : festival.beaune@orange.fr

tarifs

de 12 euros à 110 euros

acces

Beaune est à 2 heures de Paris en TGV à 3 heures de Paris en voiture à 1 heure de Lyon en voiture et à 2 heure de Lausanne en voiture ou en TGV

BILLETTERIE OUVERTE PAR TÉLÉPHONE AU BUREAU DU FESTIVAL (03 80 22 97 20), PAR INTERNET (www.festivalbeaune.com) ET VIA FNAC (www.fnac.com) ET FRANCE BILLETS (0 892 683 622)

Ouverture de la billetterie le 5 mars 2018

Informations importantes

  • Les billets délivrés ne sont ni repris ni échangés.
  • Les concerts commencent à  l’heure précise, soit 21 heures. Les retardataires ne peuvent entrer que lors d’une pause. Dans ce cas, le placement numéroté n’est pas obligatoirement assuré.
  • Il est strictement interdit de photographier ou d’enregistrer durant les concerts.
  • Le présent programme est communiqué sous réserve d’éventuelles modifications. Dans ce cas les billets ne sont ni repris, ni échangés.
  • Dans la Basilique, les places de 4e Série sont à  audition bonne mais sans vue directe. Une vidéo retransmission (uniquement image) est assurée.
  • Prière de penser à  éteindre votre téléphone portable avant le début du concert.
  • Cour des Hospices* et repli à  la Basilique Notre-Dame. En cas de conditions météorologiques défavorables, pluie ou temps orageux, humidité importante ou froid, canicule, les concerts prévus dans la Cour des Hospices sont repliés à la Basilique Notre-Dame. Les replis sont toujours décidés après avis de la Météorologie Nationale et Régionale. La prévision météorologique n’étant pas encore une science exacte, il peut arriver que la prévision annonce des risques qui ne se confirment pas. Le repli a toujours pour objectif primordial d’assurer la qualité et la sécurité du concert. Les instruments anciens, à  cordes en boyaux, sont très sensibles à  l’humidité et jouent faux si celle-ci est très importante (plus de 80%). A€ titre informatif, chaque fois que le repli est décidé, le festival perd plus de 200 places, la Cour étant plus grande que la Basilique. Dans la Basilique, les places de 3e série sont à audition bonne mais sans vue directe. Une vidéo-retransmission (uniquement image) est assurée. Par précaution, munissez-vous de plaid ou de pull contre la fraîcheur toujours possible dans la cour.

Visites dans les vignobles et dégustations des grands crus dans les caves.

Beaune est la capitale des prestigieux vins de Bourgogne.

Des visites dans les vignobles et des dégustations dans les caves sont proposées par l’Office de Tourisme : 6 boulevard Perpreuil - BP87 - 21203 BEAUNE cedex - Tel : 03 80 262 130 -

contact : contact@beaune-tourisme.fr

Site web : www.ot-Beaune.fr

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