Festival européen Jeunes Talents – Paris
Du 8 juillet au 28 juillet 2011
Programme du festival

Vendredi 08 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
"CONCERT DE MAîTRE" AVEC RéGIS PASQUIER (VIOLON)
Régis Pasquier, violon - Yedam Kim, piano - Trio Jacob (Raphaël Jacob, violon - Jérémy Pasquier, alto - Sarah Jacob, violoncelle)
Pour ce concert de maître, Régis Pasquier interprétera en compagnie de ses élèves deux œuvres clés de la musique de chambre - le Quintette, op. 34 de Brahms et le Quatuor n°1, op. 15 de Fauré - ainsi que l’un des quintettes de notre compositeur invité, Nicolas Bacri.
Le Quintette, op. 34 de Brahms connaît plusieurs métamorphoses avant d’être publié en 1865 sous sa forme définitive. Il passe de Quintette à cordes (violons, alto, violoncelles) à une Sonate pour deux pianos avant de devenir un Quintette pour piano et cordes sous les conseils de Clara Schumann.
Fauré écrit son Quatuor n°1, op. 15 entre 1876 et 1879. Influencée par Brahms, l’œuvre frappe par la beauté des thèmes, les harmonies raffinées et la fermeté du style.
La Toccata sinfonica de Bacri connaît également des remaniements. Créée dans une première version (sous le titre de Trio, op. 24) en 1991, le compositeur décide, après ses deuxième et troisième auditions, de « refondre entièrement cette œuvre lui donnant ainsi une allure de toccata symphonique ».
G. Fauré : Quatuor n°1 en do mineur, op.15, pour piano et cordes
J. Brahms : Quintette en fa mineur, op. 34, pour piano et cordes
N. Bacri : Toccata sinfonica, op. 34b, pour piano et quatuor à cordes

Samedi 09 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
DUO PERCUSSIONS / PIANO
Vassilena Serafimova, percussions - Thomas Enhco, piano
Mon premier : Thomas Enhco, violoniste à trois ans, pianiste à six (ce soir, il est au piano), fan de jazz formé à l’école de Didier Lockwood, compose son premier morceau à six ans et
enregistre son premier album à seize.
Mon deuxième : la jeune bulgare Vassilena Serafimova, nouvelle star des multi-percussions classiques qui gagne de nombreux les concours (elle est passée par la classe de Silvio Gualda, le plus grand percussionniste d’aujourd’hui).
Mon tout : un duo explosif de virtuoses hors du commun dont les rythmes déchaînés font éclater les frontières entre classique et jazz : transcriptions et improvisations sur des œuvres de Mozart, Bach et Piazzolla ; œuvre lyrique et virtuose pour marimba solo de Keiko Abe ; ou encore compositions originales de Thomas Enhco...
Accrochez-vous !
J.-S. Bach : Sonate n°1 en sol mineur pour violon seul, BWV 1001 (transcription pour marimba et piano + improvisations)
W. A. Mozart : Sonate en ré majeur pour deux pianos, K. 448
(transcription pour piano et marimba)
T. Enhco : La Fenêtre et la Pluie
T. Enhco : Bobsleigh
K. Abe : Marimba d’Amore (pour marimba seul)
T. Enhco : Three Hours After Midnight
A. Piazzolla : Le Grand Tango (transcription pour marimba et piano + improvisations)

Dimanche 10 juillet 2011
17h00 > Parc des Buttes Chaumont - Paris 19e
"CONCERT DANS LES JARDINS" - DUO SAXOPHONE / ACCORDéON
Lakasax : Andrej Lakisov, saxophone - Timofey Sattarov, accordéon
Un programme où se mêlent musique savante et musique
populaire : classique, jazz, tango et musique klezmer. Le duo
Lakasax arrange pour sa formation originale (saxophone et
accordéon) des pièces de différents styles en parcourant de
nombreux horizons tels que l’Allemagne, la France, les Pays-Bas,
l’Argentine, Cuba, les États-Unis...
J.S. Bach : Badinerie, extraite de la Suite en si mineur, BWV 1067
J. Demersseman : Variations sur le Carnaval de Venise, op. 7
D. de Kinkelder : Als je dr van houdt
A. Piazzolla : L’Histoire du Tango
A. Piazzolla : Oblivion
R. Galliano : La Valse à Margaux
R. Galliano : French Touch
P. D`Rivera : To Brenda with Love
A. Musichini - R. Galliano : Song for Joss
A. Astier : Grand Lignes
G. Feidman : L'Chaim
O. Nelson : Stolen Moments
(Arrangements par Lakasax)

18h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
"CONCERT INTIMISTE" - RéCITAL DE HARPE
Agnès Clément, harpe
Laissez-vous guider dans la promenade imaginaire proposée par la harpiste Agnès Clément, pour découvrir toutes les facettes sonores de son instrument. Une balade musicale qui vous fera danser sur des airs russes ou italiens, parcourir l’Orient et l’Occident et voyager dans le temps, du baroque à la musique d’aujourd’hui.
B. Britten : Suite for Harp, op. 83
L. C. Daquin : Le Coucou, extrait du Premier Livre de pièces de clavecin
F. Couperin : Le Tic-Toc-Choc ou les Maillotins, rondeau extrait du Troisième Livre de pièces de clavecin, 18e ordre
N. Bacri : Aubade, petite suite en quatre parties en hommage à Ravel
A. Khatchaturian : Two Pieces (Oriental Dance & Toccata)
F. Lizt : Liebestraüm n°3 en la bémol majeur
H. Renié : Danse des lutins
E. Parish-Alvars : Introduction, cadence et rondo

Mardi 12 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
RéCITAL DE PIANO
Duanduan Hao, piano
La première partie du programme du récital que nous propose Duanduan Hao est consacrée à deux grands compositeurs et pianistes virtuoses du XIXe siècle, Chopin et Liszt. Les Préludes op. 28 de Chopin, très expressifs, reflètent les états d’âme, du compositeur et sont organisés selon les vingt-quatre tons de l’ordre
normal de la gamme : chaque ton majeur étant suivi de son relatif mineur.
Composées le mois et l’année de la mort de Chopin, les Funérailles de Liszt sont une sorte de poème symphonique à la gloire de trois victimes de la révolution qui déchira la Hongrie de 1848 à 1850.
La seconde partie nous plonge dans le XXe siècle avec deux compositeurs marqués par la tradition. Delplace, conforté dans l'idée que le langage tonal n'a pas épuisé ses possibilités, recherche toujours la force d'expression d'un langage clair, se gardant de se sacrifier à un quelconque progressisme.
Ginastera, quant à lui, intègre des références explicites aux styles de danse et au chant des traditions folkloriques de son pays natal, l'Argentine, références particulièrement frappantes dans la Sonate n°1, op. 22.
F. Chopin : Préludes, op. 28
F.Liszt : Funérailles, extrait des Harmonies poétiques et religieuses
S. Delplace : Chacone
A. Ginastera : Sonate n°1, op. 22

Jeudi 14 juillet 2011
17h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
RéCITAL DE PIANO
Guillaume Vincent, piano
Beethoven, Brahms, Bacri et Liszt sous les doigts d’un jeune interprète prometteur, Guillaume Vincent...
« Grande Sonate pour le piano-forte » dédiée à « M. le Comte de Browne, brigadier de Sa Majesté Impériale de toute la Russie », la Sonate n°11, op. 22 nous montre tout l’héritage de Haydn et Mozart dans l’œuvre de Beethoven. Ce dernier a révolutionné l’écriture pianistique de son époque, par des acquisitions progressives et une évolution constante de son style.
Contrairement à certains compositeurs comme Schubert ou Schumann, Brahms mène durant toute sa vie une double activité de compositeur et d’exécutant. Son rapport au piano est particulier : après quelques essais de sonates et de variations imprégnées de l’écriture classique (en particulier Beethoven), il va rapidement
considérer cet instrument comme un confident de chaque jour, sorte de journal intime à qui il peut confier de brèves pensées : comme dans les Klavierstücke...
Nicolas Bacri, lui, tente d’échapper à tout conformisme esthétique en vue d'atteindre la plus grande authenticité artistique possible. Toute son œuvre (et notamment la Sonate n°2, op. 105) est animée du même souffle lyrique, dense, et des mêmes couleurs sombres, violentes et tendues jusqu'à l'austérité, jusqu'au tragique.
Enfin, la Sonate en si mineur de Liszt est l’un des chefs d'œuvre de la littérature pianistique, une véritable symphonie sur le plan sonore qui pousse l'interprète très loin dans la recherche aussi bien technique que musicale. Liszt a complètement éclaté la forme sonate avec cette pièce d’un seul tenant, innovation qui a
révolutionné l'histoire de la musique.
L. v. Beethoven : Sonate n°11 en si bémol majeur, op. 22
J. Brahms : Klavierstücke op. 118
N. Bacri : Sonate n°2, op. 105
F. Liszt : Ballade n°2 en si mineur

Vendredi 15 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
RéCITAL DE CHANT
Irina de Baghy, mezzo-soprano - Delphine Dussaux, piano
Ce concert sera dédié à deux grands courants du début du XXe siècle.
En première partie, la Vienne post-romantique, représentée ici par
Mahler et Korngold à laquelle fait écho la force du chant du
Klavierstücke XIVde Stockhausen.
La deuxième partie sera consacrée à la musique espagnole, où la
tradition populaire se mêle à l’inspiration française de l’époque (de
Falla séjournera en France et aura pour amis Debussy et Ravel).
Montsalvatge fut, quant à lui, très influencé par le Groupe des six, et
rejeta en bloc toute forme d’avant-gardisme.
G. Mahler : Rückert-Lieder (1901-02)
E. Korngold : Fünf Lieder op.38 (1947)
K. Stockhausen : Klavierstück XIV, op. 57 2/3 pour piano seul (1984)
M. de Falla : Quatre Pièces espagnoles pour piano seul (extraits)
M. de Falla : Siete Canciones populares españolas (1914-15)
X. Montsalvatge : Cinco Canciones Negras (1945) (extraits)
R. Chapi : Las Hijas del Zebedeo, zarzuela (extrait)

Samedi 16 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
QUATUOR VIOLON, ACCORDéON & BANDONéON, CONTREBASSE, PIANO
SpiriTango Quartet : Fanny Gallois, violon - Thomas Chedal Bornu,
accordéon & bandonéon - Benoît Levesque, contrebasse - Fanny Azzuro, piano
Une complicité, une amitié, un enthousiasme débordant... voilà trois
mots qui qualifient parfaitement l’entente des quatre musiciens du
groupe SpiriTango Quartet. De la rencontre entre Thomas Chedal
Bornu (accordéon), Fanny Azzuro (piano), Fanny Gallois (violon) et
Benoît Levesque (contrebasse), est né le SpiriTango Quartet : un
virtuose de l’accordéon, une pianiste qui dégage une large palette
d’émotions, une violoniste au timbre chaleureux et un contrebassiste
dont les graves rebondissent et résonnent profondément. Ils
commencent à travailler ensemble en 2010 au côté de J.-N. Crocq,
professeur de musique de chambre, et H. Sellin, pianiste de R. Galliano, puis sont admis en Formation Supérieure de Musique de Chambre, ce qui leur donnera l’occasion de se produire à plusieurs reprises à Paris.
Le concert du SpiriTango Quartet est très naturellement dédié à un
compositeur qui leur est cher, Astor Piazzolla. Lors des ses études
auprès de Nadia Boulanger à Paris dans les années 1950, Piazzolla a une révélation lorsque cette dernière lui conseille de jouer du
bandonéon et d’utiliser la musique populaire comme un inépuisable
vivier d'idées, tout en l'enrichissant d'un langage évolué et
contemporain. Il fonde alors son « nuevo tango », un nouveau style
qui intègre des harmonies et des polyrythmies inspirées de Ravel,
Stravinsky et Bartók, et fait ainsi passer le tango de la salle de danse à la salle de concert.
Ils font sonner les tangos d’Astor Piazzolla avec une énergie
communicative, une puissance sonore alliée à une infinie douceur.
De la musique naît une histoire passionnante, dont on ressent la
souffrance et l’amour, celui de Piazzolla, créateur du tango moderne
et des harmonies sensuelles.
A. Piazzolla :
Lunfardo
Primavera Porteña (extrait de Las Cuatro Estaciones
Porteñas)
Invierno Porteño (extrait de Las Cuatro Estaciones
Porteñas)
Tanguedia
Contrabajismo
La Muerte del Angel
Adios Nonino
Nuestro Tiempo
La Camorra I
Concierto para quinteto

Dimanche 17 juillet 2011
17h00 > Parc de Belleville - Paris 20e
"CONCERT DANS LES JARDINS" - DUO CLARINETTE / ACCORDéON
Florent Charpentier, clarinette - Mélanie Brégant, accordéon
Un duo clarinette et accordéon ? Quelle formation insolite ! Pourtant, en y regardant bien, les deux instruments sont presque cousins... Une anche (celle qui vibre sur le bec de la clarinette), des anches (celles qui vibrent à l’intérieur du « ventre » de l’accordéon) et des sonorités proches selon les registres, complices comme les deux protagonistes de ce duo peu commun ! Au final, voici un duo flexible (portatif !), audacieux dans le choix du répertoire et curieux
de tout. Avec en prime, le bonheur très communicatif de jouer ensemble !
Leur programme, articulé autour de pièces inspirées de musiques populaires, nous mènera tantôt vers l’Espagne (de Falla, Kusyakov), tantôt vers les musiques d’Europe de l’Est (Bartók, Bloch, Urbano, Dubugnon), tantôt vers le tango argentin (Piazzolla) au travers de pièces transcrites par le duo et de pièces originales pour clarinette et accordéon.
B. Bartók : Danses Roumaines
M. de Falla : Siete Canciones populares españolas (1914-15)
A. Kusyakov : Cinq Tableaux Espagnols (trois extraits)
E. Bloch : Prière, supplication et chant juif
O.Urbano : Bethléem Doloris
R. Dubugnon : Lament & Furiant, op. 48
A. Piazzolla : Le Grand Tango

18h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
"CONCERT INTIMISTE" - DUO DE GUITARES
Duo Transatlantique : Maud Laforest, guitare - Benjamin Beirs, guitare
Voici un florilège d’œuvres très différentes, par leurs époques et leurs styles, montrant la polyvalence de la guitare... Tandis qu’un mélange dynamique d'éléments de jazz contemporain et de musique populaire brésilienne figure dans Jongo de Paulo Bellinati, on trouve dans la bande originale du film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Yann Tiersen une simplicité trompeuse et envoûtante. Alors que Tango Suite d’Astor Piazzolla provient d’une fusion entre musique classique et musique populaire argentine, Scott Joplin unifie la
structure de la musique sérieuse occidentale et les mélodies et rythmes des communautés afro-américaines (Maple Leaf Rag et Cleopha). Enfin, De Falla, marqué par l'Espagne, son pays natal, reprend habilement des thèmes folkloriques, tandis que les Sonates de Scarlatti, également influencées par la musique populaire espagnole, allient les traditions et sonorités de l'époque avec les ruptures rythmiques et modulations qui les caractérisent. César Franck, quant à lui, se consacre à des formes typiquement classiques dans Prélude, fugue et variation, et le duo d’Antoine de Lhoyer est empreint d'une fraîcheur et d'une originalité qui lui permettent de surpasser les œuvres pour guitare de l'époque...
P. Bellinati : Jongo
C. Franck : Prélude, Fugue et Variation op. 18
A. de Lhoyer : Duo Concertant n°1 en la majeur, op. 31
Y. Tiersen : Extraits de la bande originale du film "Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain"
M. de Falla : La Vida Breve sur un livret de Carlos Fernández Shaw
Danse Espagnole n° 1
A. Piazzolla : Tango Suite
D. Scarlatti : Sonate K 234 en sol mineur (Andante)
D. Scarlatti : Sonate K 115 en ut mineur (Allegro)
S. Joplin : Cleopha (March and Two-step)
S. Joplin : Maple Leaf Rag

Mardi 19 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
DUO VIOLON / PIANO
Julien Szulman, violon - François Dumont, piano
Le violoniste Julien Szulman retrouvera François Dumont au piano pour interpréter l’une des sonates de notre compositeur invité Nicolas Bacri, encadrée par deux oeuvres maîtresses du genre : la Sonate n°1, op. 78de Brahms et la Fantaisie, op. 159, D. 934 de Schubert.
La Sonate n°1, op. 78de Brahms représente le premier aboutissement du compositeur dans ce genre, après trois sonates écrites antérieurement puis détruites. Les trois mouvements partagent des cellules thématiques communes, dont les motifs sont extraits de deux lieder de Brahms sur des poèmes de Klaus Groth : Regenliedet Nachklang, op.59, n°3 et 4. Surnommée « Regensonate » (Sonate de la pluie), elle plonge l’auditeur dans une atmosphère tendre et intimiste.
L'art du lied, l'expression mélodique est un aspect essentiel de l'œuvre de Nicolas Bacri : « Mon intérêt pour la mélodie était déjà présent dans mon Concerto pour violon et 21 instruments, op. 7 (1982-83) qui porte en exergue une phrase d'un poème de Tristan Tzara : Je sais que je porte la mélodie en moi et n'en ai pas peur ». La Sonate, op. 75 est une commande du Festival de Lucerne ; elle a été écrite en 2002 et créée par M. Tschopp et B. Meyer.
Un lied, Sei mir gegrüsst, D. 741, est également à l’origine de la Fantaisie, D. 934 de Schubert, composée en décembre 1827, un an avant la mort du compositeur. L'oeuvre est en quatre mouvements, le troisième étant une merveilleuse série de variations sur le thème du lied. Ecrite dans un style typiquement viennois et concertant, quelques idiomes issus de la musique populaire y figurent (par
exemple l'imitation au piano du cymbalum hongrois dans le premier mouvement).
J. Brahms : Sonate n°1 en sol majeur, op. 78
N. Bacri : Sonate n°2 pour violon et piano, op. 75
F. Schubert : Fantaisie en ut majeur pour violon et piano, op. 159, D. 934

Mercredi 20 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
RéCITAL DE CHANT BAROQUE
Maarten Engeltjes, contre-ténor - Ronan Khalil, clavecin
Le programme de Maarten Engeltjes et Ronan Khalil nous présentera deux maîtres de l’époque baroque : Purcell et Haendel.
La première partie est composée d’airs de Purcell, tirés de tragédies, odes, anthems... Considéré comme l’un des plus grands compositeurs anglais de son temps, ce compositeur écrit magnifiquement pour la voix, donnant toujours au texte une expression intense et demandant une grande exigence technique
et dramatique. Il intègre les formes d’air à l’italienne et à la française dans son propre langage, à la fois fidèle au texte et débordant de mélodies ornées, de subtilités canoniques et d’harmonies richement pathétiques.
La deuxième partie nous plonge en plein cœur des oratorios et des opéras de Haendel. Compositeur cosmopolite, né en Allemagne mais fixé à Londres et naturalisé anglais, Haendel est une importante figure à l’apogée du baroque. Pendant plus de trente-cinq ans, il se consacre pour l'essentiel à l'opéra en italien (plus de 40 partitions d'opera seria), avant d'inventer et promouvoir l'oratorio en anglais dont il est l’un des maîtres incontestés. Son style allie l'invention mélodique, la verve et la souplesse d'inspiration italiennes, la majesté et l'amplitude des thèmes du Grand Siècle français, le sens de l'organisation et du
contrepoint allemand...
Première partie : H. Purcell :
Welcome to all the Pleasures (Ode for St Cecilia's Day, sur un livret de Christopher Fishburn) - extrait - Here the Deities
Pausanias or the Betrayer to his Country (sur un livret de Richard Norton) - extrait - Sweeter than roses, Z 585/1
O solitude, Z. 406(sur un texte de Katherine Philips)
If music be the Food of Love, Z. 379 (sur un texte de Colonel Henry
Heveningham)
Welcome to all the Pleasures (Ode for St Cecilia's Day, sur un livret de Christopher Fishburn) - extrait
A New Ground, en mi mineur pour clavecin seul
Oedipus (sur un texte de John Dryden) - extrait
Music for a while, Z583/2
In the BlackDismal Dungeonof Despair, Z. 190 (sur un texte de William Fuller)
An Evening Hymn, Z. 193(sur un texte de Dr William Fuller)
Deuxième partie : G.F. Haendel :
Saul, HWV 53(Oratorio sur un livret de Charles Jennens) - extraits
O King your Favours with Delight (Acte I scène 2)
O Lord Whose Mercies Numberless (Acte I, scène 5)
Samson, HWV 57(Oratorio sur un livret de Newburgh Hamilton) - extraits
Then Long Eternity (Acte I, scène 3)
Ye Sons of Israel (Acte III, scène 2)
Il Pastor Fido, HWV 8 (Opéra sur un livret de Giacomo Rossi) - extrait
Ouverture et Air pour clavecin seul
Solomon, HWV 67(Oratorio sur un livret anonyme) - extrait
What Though I Trace (Acte I, scène1)
Jephtha, HWV 70 (Oratorio sur un livret de Thomas Morell) - extrait
Up the Dreadful Steep Ascending (Acte II, scène 1)
Semele, HWV 58 (Opéra sur un livret de William Congreve) - extrait
Where E'er You Walk (Acte II)

Jeudi 21 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
TRIO VIOLON / VIOLONCELLE / PIANO
Trio Paul Klee : Jae-Won Lee, violon - Tristan Cornut, violoncelle - François Lambret, piano
Le programme que propose le Trio Paul Klee se veut une évocation du voyage à travers quatre compositeurs à l’écriture très contrastée : Liszt avec Tristia, une transcription par le compositeur lui-même de la Vallée d’Obermann (pièce extraite des Années de pèlerinage) ; Chostakovitch dans son Trio n°2 en mi mineur, op. 67, qui cite à de nombreuses reprises des mélodies juives ; Takemitsu,
compositeur japonais fortement inspiré par la musique occidentale, évoque la mer dans Between Tides ; enfin, Ravel, qui au-delà de l’inspiration basque de son Trio en la mineur, intitule son deuxième mouvement Pantoum, en référence à une forme de poésie malaise.
F. Liszt : Tristia, transcription pour piano, violon et violoncelle de La vallée d’Obermann
D. Chostakovitch : Trio n°2 en mi mineur, op.67
T. Takemitsu : Between Tides/ Entre les marées
M. Ravel : Trio en la mineur

Vendredi 22 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
QUATUOR à CORDES
Quatuor Girard : Hugues Girard, violon - Agathe Girard, violon - Mayeul Girard, alto - Lucie Girard, violoncelle
Avec le soutien de la Fondation Hélène Berr
Trois quatuors d’esthétiques très différentes seront au programme du concert du Quatuor Girard : le Quatuor n°5 en ré majeur, op. 76de Haydn, le Quatuor n°2 en la mineur, op. 17 de Bartók et enfin le Quatuor n°1 en la mineur, op. 41 de Schumann.
Les Six Quatuors op. 76 de Haydn, composés en 1797, concentrent en eux l’enseignement de toute une vie, mais découvrent de nouveaux horizons avec la succession de plusieurs tempos au sein d’un même mouvement, ainsi que la présence de mouvements lents d’une grande profondeur, que l’on ne retrouve que dans les derniers quatuors de Beethoven. Le Quatuor n°5 op. 76 est ainsi centré sur son mouvement lent, presque aussi long à lui seul que les trois autres réunis et annonce déjà la couleur du quatuor romantique.
Saut dans le temps pour la deuxième œuvre du programme : au début du XXe siècle, le mouvement mélodique, le traitement sonore, mais surtout la forme et l’harmonie sont remis en cause. C’est le cas des quatuors de Béla Bartók qui dominent, avec ceux de l’École de Vienne, la 1ère partie de ce siècle.
Le Quatuor Girard conclura son programme par un quatuor romantique. En 1842, Robert Schumann se tourne vers la musique de chambre, composant ainsi ses trois premiers quatuors à cordes (dédiés à Felix Mendelssohn) en un temps record. Le Quatuor n°1 en la mineur, op. 41 fait preuve d’une grande unité grâce à ses deux tonalités , fa majeur et la mineur.
J. Haydn : Quatuor n°5 en ré majeur, op. 76
B. Bartók : Quatuor n°2 en la mineur, op. 17
R. Schumann : Quatuor n°1 en la mineur, op. 41

Samedi 23 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
TRIO VIOLON / VIOLONCELLE / PIANO
Trio Rilke : Clara Abou, violon - Claire-Lise Démettre, violoncelle - Antoine de Grolée, piano
Le programme de ce concert se distingue par le fait qu’il se propose de faire entendre le premier trio composé par Schubert, Chostakovitch et Bacri.
Le Trio n°1, op. 99de Schubert composé tardivement (1827) est un chef d’œuvre du genre et fait preuve d’une grande maturité : un soin tout particulier est accordé aux mélodies, rythmes, et spécialement au contrepoint.
Chostakovitch compose le Trio n°1, op. 8en 1923, année où il tombe amoureux de Tatyana Givenko. De forme sonate classique, le trio comporte un unique mouvement et se caractérise par un important travail thématique notamment motivique sur le chromatisme. C’est sans doute l'une des œuvres les plus romantiques du compositeur.
La Toccata Sinfonica (Trio n°1, op. 34), composée en 1991, est la première version d’une œuvre qui connaîtra plusieurs remaniements. Bacri décide en effet, après ses deuxième et troisième auditions, de refondre entièrement cette œuvre pour
donner la Toccata sinfonica pour piano et quatuor à cordes, op. 34b que l’on pourra entendre lors du concert d’ouverture du festival, le 8 juillet.
F. Schubert : Trio n°1 en si bémol majeur, op. 99, D 898
D. Chostakovitch : Trio n°1 en ut mineur, op. 8
N. Bacri : Toccata Sinfonica (Trio n°1, op. 34) (1989)

Dimanche 24 juillet 2011
17h00 > Parc Robert Ballanger - Aulnay-sous-Bois (93)
"CONCERT DANS LES JARDINS" - DUO VIOLON / ACCORDéON
Julien Bouclier, violon - Dimitri Bouclier, accordéon
Le Duo Bouclier nous transporte, à travers ses propres arrangements, dans un voyage musical à travers l’Argentine, l’Italie, la Russie. Nous aborderons le tango avec des œuvres de Piazzolla, (dont le Violentangode l'album Libertangoet l’Ave Maria, musique du film italien Enrico IV), la musique baroque italienne (avec la Chaconne de Vitali et le célèbre Presto de L’Eté des Quatre Saisons de Vivaldi), et enfin la musique populaire et savante russe avec les compositeurs et accordéonistes Zolotarev (son Rondo Cappricioso est une pièce lyrique et tourmentée, qui comporte dans sa partie centrale le Dies Irae, chant grégorien incontournable des requiems), Vlasov (avec Goulag,pièce très importante pour
l'accordéon de concert), Voïtenko (avec Révélation, mélodie lyrique et poétique) et enfin Chalaïev (Hiver est une pièce virtuose sur un thème populaire russe).
« Julien violoniste, Dimitri accordéoniste de concert... une fratrie, une seule âme sur scène livrée toute entière à l’Émotion artistique, à l’intensité du partage. Et tandis que les deux frères se regardent les yeux fermés. [...] Les sonorités des deux instruments se fondent, s’éclaboussent des reflets du répertoire, comme si tout était permis, comme si tout était accessible. Comme si ce duo avait toujours existé dans le cœur du public, révélé à lui-même, quelque part entre violon et accordéon de concert, entre Julien et Dimitri... » (Marie-Annick Nicolas, violoniste concertiste et professeur à la Haute École de Musique de Genève). C’est tout naturellement que leur est venue l’idée de marier les nobles sonorités de leurs instruments pour un duo exceptionnel, lauréat des concours internationaux de musique de chambre de Glasgow, Castelfidardo et Roubaix.
T. VIitali : Chaconne
A. Vivaldi : Les Quatre Saisons, L’été (extrait)
A. Piazzolla : Ave Maria
A. Piazzolla : Violentango
V. Zolotarev : Rondo Capricioso
V. Semlonov : Arrangements de pièces de la Renaissance, pour accordéon seul (extraits)
V. Vlasov : Goulag, pour accordéon seul
A. Piazzolla : Libertango
Chalaïev : L’Hiver
Transcriptions de Julien et Dimitri Bouclier

18h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
"CONCERT INTIMISTE" - RéCITAL DE FLûTE
Loïc Schneider, flûte
Le programme proposé par Loïc Schneider est un panorama de la flûte « en solitaire » se reflétant dans le miroir de la musique contemporaine et baroque, et constitué de l’opposition de deux pièces : Les Folies d'Espagne de Marin Marais et les Douze Monologues Pascaliens de Nicolas Bacri. Car si ces deux pièces se
trouvent chacune à une extrémité du programme en termes de période musicale historique, elles se rejoignent dans le sens où elles transcendent l'instrumentiste pour s'adresser au musicien, puisque l'une comme l'autre ont été prévues dès leur origine pour être jouées par différents instruments. En effet, les variations sur Les Folies d'Espagne étaient dès l'époque de leur composition jouées sur les instruments les plus divers tandis que la pièce de
Nicolas Bacri s'adresse soit à la flûte, soit au hautbois.
« Il me semblait donc intéressant de tisser ce "fil rouge" de deux œuvres "non-dédiées" à mon instrument au sein de pièces symboliques de la flûte à travers les siècles, du baroque au contemporain. » Loïc Schneider
N. Bacri : Douze Monologues Pascaliens, op. 92
J.S. Bach : Partita en la mineur, BWV 1013
C.P.E. Bach : Sonate en la mineur, WQ 132
M. Marais : Variations sur les Folies d'Espagne, op. 45
S. Karg-Elert : Sonata Appassionata, en fa dièse mineur, op. 140
C. Debussy : Syrinx
A. Honegger : Danse de la chèvre, H. 39
E. Varèse : Density 21.5
A. Jolivet : Incantation n°5 « Aux funérailles du chef »
L. Berio : Sequenza I

Mardi 26 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
TRIO VIOLON / VIOLONCELLE / PIANO
Trio Demian : Mi-Sa Yang, violon - Sietse-Jan Weijenberg, violoncelle
Nozomi Matsumoto, piano
Le genre « Trio avec piano » émerge véritablement dans la seconde moitié du XVIIIe siècle lorsque les mélomanes se passionnent pour le nouvel instrument que l'on appelait «pianoforte». Dans les salons, on ne veut plus seulement des oeuvres solos, mais aussi de chambre pour pouvoir faire de la musique en famille ou entre amis : de là naît le trio pour violon, violoncelle et piano. Mozart en écrit peu mais ses trios marquent qualitativement une étape non négligeable dans l'évolution du genre. Le Trio Demian a ainsi choisi d’interpréter le Trio en si bémol majeur, K. 502.
Composé à la mémoire de son ami Nikoilaï Rubenstein, le Trio, op. 50 de Tchaïkovski fait preuve d’une retenue et d’une discrétion rare. Plus élégiaque que funèbre, il surprend par ses dimensions insolites et par sa forme : deux volets qui ne s’apparentent guère à l’ordonnance traditionnelle.
Enfin, nous pouvons entendre le Trio n° 4, op. 99 de Bacri, composé à l’occasion du 250e anniversaire de la naissance
de Mozart : « J’ai souhaité, pour qu’elle en porte l’empreinte, baser ma thématique sur les demi-tons et la quarte qui constituent le profil de l’incise du thème de Mozart […] Cette oeuvre est représentative de mes préoccupations concernant le glissement plus ou moins progressif du sentiment tonal à l’atonalisme et vice versa...»
W.A. Mozart : Trio en si bémol majeur, K. 502
N. Bacri : Trio n°4, op. 98 « Sonata Seria »
P.I. Tchaïkovski : Trio en la mineur « A la mémoire d'un grand
artiste », op. 50

Mercredi 27 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
DUO VIOLON / PIANO
Nikita Boriso-Glebsky, violon - Christia Hudziy, piano
Nikita Boriso-Glebsky et Christia Hudziy interpréteront tout d’abord la Sonate, K. 301 de Mozart, première d'un groupe de six sonates pour piano et violon (K. 301 - K. 306) composées en 1777-1778, à Mannheim et à Paris. L’Allegro con spirito est basé sur deux thèmes contrastants : l’un mélodique confié au violon, l’autre rythmique au piano. Il est suivi d’un Allegro dans lequel on distingue, dans la partie médiane, une expressive sicilienne en mineur. Après Mozart, Sibelius, héritier de la tradition classique, impose un style propre dans ses oeuvres pour violon : contrepoint minimal, richesses mélodiques, strates sonores et métamorphoses harmoniques responsables de la tension dramatique. Chef d’œuvre de la musique de chambre française au XIXe siècle, la Sonate en la majeur de Franck est dédiée au violoniste Eugène Ysaÿe et adopte le système cyclique : l’idée principale, représentant l’épanouissement d’un intervalle de tierce, se transforme continuellement et ne s’impose pas aux motifs secondaires. Et enfin, ce programme s’achèvera par une suite pour piano de Karol Beffa.
W.A. Mozart : Sonate en sol majeur, K. 301
J. Sibelius : Six Pièces, op. 79 (extraits)
C. Franck : Sonate en la majeur
K. Beffa : Suite pour piano

Jeudi 28 juillet 2011
20h00 > Hôtel de Soubise - Archives nationales
CONCERT DE CLôTURE - RéCITAL DE PIANO
Denis Zhdanov, piano
Le Festival Européen Jeunes Talents 2011 s’achèvera sur un récital du pianiste Denis Zhdanov. Au programme un choix d’œuvres de Prokofiev, Liszt, Corea et Brahms, entretenant un lien étroit avec la poésie.
Le ballet Roméo et Juliette, d’après la pièce éponyme de William Shakespeare, reste l’une des œuvres les plus appréciées de Prokofiev en raison de sa haute inspiration mélodique, de sa grande variété rythmique et du caractère mémorable de ses thèmes principaux (la célèbre « Danse des chevaliers » et ses
diverses variations ; le thème martial des « Montaigus et Capulets» ; le délicat et foisonnant thème de Juliette). Par la beauté des thèmes et la finesse de l’écriture, les dix pièces de la Suite, op. 75 demeurent des merveilles pianistiques.
La Méphisto-Valse, mêlant virtuosité, lyrisme, recherche rythmique, peint l'histoire du Faustde Nikolaus Lenau. Le thème « méphistophélique » parcourt l’œuvre de Liszt.
Chick Corea, pianiste de jazz et également excellent pianiste classique s’est rendu célèbre par ses travaux vers 1970. Afterthought montre bien le style de ce compositeur américain : à la fois très rythmique et mélodique, et lui aussi poétique...
Dans les Fantaisies, op. 116 de Brahms, il s’agit cette fois d’une poésie du rythme, et de l’harmonie, servie par une écriture mélodique et polyphonique riche.
S. Prokofiev : Roméo et Juliette, op. 75
F. Lizt : Mephisto-Valse
C. Corea : Afterthought
J. Brahms : Fantaisies, op. 116