
Festival de Sablé
Du 25 août au 29 août 2009
Programme du festival

Mardi 25 août 2009
21h > Centre Culturel
MüSSENA.DIVERTISSEMENTS ET FêTES à ISTANBUL AU 17èME SIèCLE
La Turchescha & Cevher-i Musiki
Cevher I Musiki : Tolga Meriç (chant), Mehmet Yalgin (rebap & kemençe), Kasif Demiröz (ney), Ergün Karadag (santur), Sami Buyuköztekir (tanbur), Serkan Çelik (percussions).
Direction musicale, ud & serhud : Hakan Cevher
La Turchescha : Marie Bournisien (harpe baroque), Judith Pacquier (cornet à bouquin & flûtes),
Steffanie De Failly (violon baroque), André Henrich (théorbe & luth), Joël Grare (percussions).
Direction musicale, viole de gambe, colascione & vièle : Françoise Enoch
Danse baroque : Cécile Roussat, Akiko Veaux / Danses traditionnelles turques & chorégraphie : Ümit Yumlu
Acrobates : Iris Garabedian, Hilarion Brumant / Récitant-comédien : Julien Lubek
Scénographie : Elodie Monet / Costumes : David Messinger
Proposition originale, direction musicale, chant : Chimène Seymen
Mise en scène, chorégraphies : Cécile Roussat & Julien Lubek
Müsennâ réunit danse, théâtre, chant et musique, à partir des traces de ces échanges, pour évoquer les multiples plaisirs des divertissements stambouliotes dans le regard d’un voyageur de la Chrétienté. Ce spectacle est un reflet des fêtes et réjouissances au XVIIème siècle au palais de Topkapi, au sein des ambassades occidentales, et dans les quartiers cosmopolites de la ville d'Istanbul.
Les pièces musicales du recueil Mecmûa î Sâz ü Söz, témoignage de musiques ottomanes du 17ème siècle, sont présentées dans Müsennâ aux côtés de musiques des cours européennes de la même époque. Ces deux répertoires de Cour se retrouvent sur une même scène afin de proposer une nouvelle interprétation de ces musiques anciennes. Les musiciens turcs et baroques se répondent et entremêlent les sonorités de leurs instruments, les rythmes se font échos, les tonalités se reflètent, et l’improvisation entraîne l’auditeur dans un va-et-vient surprenant entre deux mondes sonores. Ces pièces instrumentales et vocales tissent un univers poétique et sensible à deux facettes : œuvres turques d’un côté, airs de cours et danses populaires italiennes de l’autre.

Mercredi 26 août 2009
14h30 > Ecuries du château
MUSIQUE DE PACHELBEL, REINCKEN ET BUXTEHUDE
Harmonie Universelle : Monica Waisman (violon), Josh Cheatham (viole de gambe), Mickael Dücker (théorbe), Philippe Grisvard (clavecin). Direction & violon : Florian Deuter
Johann Adam Reincken
(1623-1722) Partita I en la mineur pour 2 violons & bc
- [Sonata] Adagio – Allegro – Largo/Presto/Adagio/Allegro
- Allemande
- Courante
- Sarabande
- Gigue
15’
Dietrich Buxtehude
(1637-1707) Sonata en sol mineur pour violon, viole de gambe & bc, BuxWV 261
11’
Johann Pachelbel(1653-1706)
Partie II en do mineur, de “Musikalische Ergötzung” pour 2 violons & continuo,1695
- Sonata
- Gavotte
- Treza
- Aria
- Saraband
- Gig
8’
Dietrich Buxtehude
Sonate en ré mineur pour violon, viole de gambe & bc, BuxWV 257
8’
Dietrich Buxtehude
Sonate en do majeur pour violon, viole de gambe & bc, BuxWV 266
8’
Johann Pachelbel
Partie V en do majeur, de “Musikalische Ergötzung” pour 2 violons & continuo
- Sonata
- Aria
- Trezza
- Ciacona
8’
Pachelbel, Reincken et Buxtehude

17h > Centre Culturel
CANTATES COMIQUES FRANçAISES
Café Zimmermann : Pablo Valetti (violon et Konzertmaister), David Plantier (violon), Petr Skalka, (violoncelle), Céline Frisch (clavecin et orgue), Diana Baroni (flûte), Eric Bellocq (luth et guitare baroque), Friederike Heumann (viole de gambe), Dominique Visse (Contre-ténor).
Michel Corette (1707-1795) : Concerto comique n°24 « La marche du Huron » (1773)
Philippe Courbois (début 18ème) : « Don Quichotte » (1710)
Marin Marais (1656-1728) : La sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris (1723)
Nicolas Racot de Grandval (1676-1753) : « La Matrone d’Ephèse » (publication posthume, vers 1755)
Michel Corette : Concerto comique n°5 « La femme est un grand embarras » (1733)
Pierre de La Garde (1717-1792) : « La Sonate » (vers 1757)

21h > Meslay du Maine
I PENITENTI AL SEPOLCRO DEL REDENTORE ZWV63
Avec : Mariana Rewerski , Maddalena (Mezzo-Soprano), Erik Stoklossa , Davidde (ténor), Tobias Berndt , Pietro (basse).
Collegium Vocale 1704
Barbora Sojková, Renata Pušová (soprano), Marta Fadljevičová, Jan Mikušek (alto), Hasan El-Dunia, Čeněk Svoboda (ténor), Tomáš Král, Jaromír Nosek (basse).
Collegium 1704
Helena Zemanová (premier violon), Markéta Knittlová, Petra Ščevková, Eleonora Machová, Adéla Mišoňová, Eduardo García, Jana Chytilová, Simona Tydlitátová, Kateřina Štursová, Veronika Jíchová, Jan Hádek (violon), Andreas Torgersen, Lýdie Cillerová, Michal Dušek, František Kuncl (alto), Libor Mašek, Hana Fleková (violoncelle),Ondřej Balcar, Ondřej Štajnochr (contrebasse), Jan Čižmář (luth), Pablo Kornfeld (clavecin), Julie Braná, Lucie Dušková (flûte), Michael Bosch, Petra Myšková, (hautbois), Adrian Rovatkay (basson).
Direction : Vaclav Luks
En 1735 et 1736, Zelenka eu l’occasion de composer et monter deux oratorios sur le thème de la passion. Le premier, Gesu al Calvario (ZWV 62) datant de 1935, a été suivi par l’oratorio I Penitenti al Sepolchro del Redentore (ZWV 63) réalisé le 30 mars 1736.
Cette œuvre est reconnue pour sa langue musicale très moderne et riche en influences de l’opéra napolitain. L’écriture si caractéristique de Zelenka – instrumentations décoratives et colorées, soutenues par l’expressivité intense – fait vivre pleinement, en synergie parfaite avec le magnifique livret du poète de la cour électorale Stefano Benedetto Pallavicini, les caractères des personnages se retrouvant autour du tombeau de Jésus-Christ et méditant sur le message de son acte de sacrifice.
Cette rencontre imaginaire des personnages de l’Ancien et Nouveau Testament s’éloigne radicalement de l’Evangile. Marie Madeleine (Maddalena), le roi David (Davidde) et Saint Pierre (Pietro) ne se sont jamais rencontrés, mais ce type de stylisation était fréquent dans le genre de l’oratorio sepolcro décrivant les situations après la mort de Jésus Christ. L’oeuvre se termine avec la partie chorale Miserere mio Dio – une profonde et intime prière.
Jan Dismas Zelenka

Jeudi 27 août 2009
14h30 > Eglise Notre Dame à Sablé
CONCERTOS POUR TROIS CLAVECINS
La Canzona : Benjamin Alard, François Guerrier (clavecin), Gilone Jacques & Gabriel Grosbard (violons), Simon Heyerick (alto), Emmanuel Jacques (violoncelle).
Direction & clavecin : Elisabeth Joyé
Concerto en ré mineur pour 3 clavecins
BWV 1063
[Allegro] - Alla siciliana – Allegro
Concerto en ut majeur pour 2 clavecins
BWV 1061
[Allegro] - Adagio ovvero Largo – Fuga
Concerto en ut mineur pour 2 clavecins
BWV 1060
Allegro - Adagio - Allegro
[Vivace] - Andante - Allegro assai
Concerto en ut majeur pour 3 clavecins
BWV 1064
Allegro - Adagio - Allegro
J.S BACH

17H > La Chapelle d'Aligné - Eglise Saint Jean-Baptiste
FLORES DE LISBOA
A Corte Musical
Avec : Mercedes Hernandez, Natacha Ducret (soprano), Annemieke Cantor (alto), Felix Rienth (ténor),
Stéphanie Erös, Birgit Goris (violon), Gilles Vanssons (chalemie), Rosario Conte, Norihisa Sugawara
(guitare baroque), Marie Bournisien (harpe double), Corien de Jong (orgue), Stephan Schürch (violone).
Direction, basson & percussions : Rogério Gonçalves
Folias dos Estrellas .....................................Manuel Machado
Sentado a ope de hum rochedo...................Francisco Martins (ca.1620-1680)
Paso a paso....................................................Manuel Machado (ca.1585-Madrid 1646)
Ay Jesus y quezas ........................................Frei Manuel Correa (Lisbonne ca. 1600-1653)
Españoleta ...................................................Anonyme, fin 17è siècle
Meninas de Portugal ..................................Anonyme, fin 17è siècle
Diferencias sobre la Gaita ..........................Anonyme, fin 17è siècle
Ayreçillos Manços ......................................Antônio Marques
Pavana .........................................................Anonyme, fin 17è siècle
Afuera, afuera que sale ..............................Manuel Machado
Ostente Aplausos Festivos .........................Frère Felipe da Madre de Deus
M. Machado, F. Martins, Frei M. Correa

21h > La Flèche - Eglise Saint-Louis du Prytanée National Militaire
L'éCOLE PROVENçALE à LA CHAPELLE DE LOUIS XV
Le Concert Spirituel
Avec : Chantal Santon-Jeffery (dessus), Erwin Aros (haute-contre), Emiliano Gonzalez-Toro (taille), Benoît Arnould (basse)
Chœur
Agathe Boudet, Marie-Pierre Wattiez (soprano), Emmanuel Bardon, Eric de Fontenay (haute-contre), Pascal Richardin, Gauthier Fenoy (taille), Justin Bonnet, Marduk Serrano (basse-taille), Matthieu Heim, Paul-Henry Vila (basse)
Orchestre
Alice Piérot, Olivier Briand (violon), Judith Depoutot, Géraldine Roux (alto), Tormod Dalen (violoncelle), Jean-Pierre Nicolas, Maud Caille (flûte), Héloïse Gaillard, Luc Marchal (hautbois), Nicolas André (basson), Caroline Delume, Bruno Helstroffer (théorbe), François Saint Yves (orgue), Jérôme Princé (trompette), Isabelle Cornélis (timbale).
Direction : Hervé Niquet
Jean Gilles (1668-1705) ........................................Requiem
André Campra (1660-1744) .................................Te Deum, psaume 53 « Deus in nomine »

Vendredi 28 août 2009
14h30 > Centre Culturel
ABSENT JE TE RETROUVE
Cie L'Espace
Interprètes : Bérénice Montagné, Jean Guizerix, Olivier Bioret, Robert Le Nuz, Nathalie Adam
Textes : William Shakespeare
Musiques de la renaissance élisabéthaine
Création musicale et sonore : Jean-Yves Bernhard
Costumes : Thomas Le Gouès
Chorégraphie : Nathalie Adam
Dramaturgie et mise en scène : Olivier Fredj
En tant que chorégraphe, se pose constamment pour moi la question de renouveler, d’enrichir mon langage chorégraphique, et je cherche à inventer pour chaque création un univers gestuel particulier. Cette fois la danse puise son inspiration au cœur des œuvres de la Renaissance anglaise : musiques, peintures, lectures, ont nourri mon imaginaire tout au long de ce travail.
Le goût du détail et de l’ornement propre à l’art de cette époque, a fait naître une gestuelle affinée, où les mains se sont particulièrement dessinées. Eléments d’expression puissants, elles peuvent aussi apparaître comme une réponse à ces dentelles délicates posées sur le noir des robes.
Les nombreux portraits que j’ai pu voir, tableaux au cadre resserré autour de leurs personnages, m’ont poussé à développer une écriture mobilisant tout particulièrement le haut du corps et les bras, pour en faire découler des déplacements dans un second temps. L’image de ces doubles portraits de femmes à l’identité troublante s’est traduite dans la pièce, m’imposant une recherche intimiste se développant dans un cadre spatial restreint.
L’observation des jardins complexes m’a donné l’envie de jouer des dessins au travers de danses aux parcours élaborés, images d’une société où la danse est codifiée, et participe aussi aux représentations symboliques.
Plusieurs duos parsèment la pièce, explorant des relations toujours différentes entre les êtres : duos inspirés de textes tendres, ou ludiques… affrontements, ou jeux féminins… Cela m’a conduit à développer une danse plus intimiste que dans mes chorégraphies précédentes. Le contact et les relations entre les interprètes y ont pris une place prépondérante.
L’écoute des Chansons de Dowland, où se reflète la mélancolie propre à la poésie et à la musique de cette époque a fait naître plusieurs solos, monologues dansés, écrits à l’attention de chacun des interprètes. Ici se révèle plus qu’ailleurs une part de leur intimité et de leur sensibilité
J. Dowland, P. Pandolfo, A. Holborne, T. Simpson

17h > Eglise de Brûlon
LES DEUX VIES DE JOHANN ROSENMULLER
Gli Icogniti
Avec : Raquel Andueza (soprano), Alba Roca (violon), Marta Páramo, Yoko Kawakubo (alto), viole, Anna Fontana (clavecin), Francesco Romano (théorbe), Baldomero Barciela (viole de gambe).
Direction & Violon : Amandine Beyer
Le travail de ce brillant compositeur allemand met en évidence l’importance des voyages et l’influence qu’ils peuvent avoir sur l’élan créatif d’un artiste à l’époque baroque. Après avoir été au beau milieu du XVIIème siècle, un compositeur « Nord-Deutsch »des plus prometteur, Rosenmüller s’échappe en Italie, et on le retrouve à Venise, Ville effervescente s’il en est, ou son style s’affirme dans son inventivité, tout en s’inspirant des compositeurs comme Cavalli ou Legrenzi. La musique instrumentale du compositeur ici proposée est une ode à la liberté et l’originalité, et ses œuvres vocales évoquent les meilleures pages de l’opéra vénitien de cette époque.
Pour répondre à ce rendez-vous entre deux vies, Gli Incogniti fait appel à la soprano Raquel Andueza. Son parcours au sein d’ensembles de premier ordre et sous la direction des plus grands noms tels William Christie, Fabio Bondi, Jordi Savall, Monica Huggett, ajouté à la complicité qu’elle file avec les « inconnus » de devraient donner que plus de brio et de sens à cette performance.
Un programme à la frontière de deux écoles, à cheval entre deux pays (l’Allemagne et l’Italie), qui permettra aux Incogniti de vous faire croiser pour quelques instants le chemin de Johann Rosenmüller.
J.Rosenmuller

21h > Centre Culturel
6èME LIVRE DE MADRIGAUX
Les Arts Florissants
Solistes : Miriam Allan, Hannah Morrison, Maud Gnidaz, (soprano), Anne Maugard (contralto), Sean Clayton (ténor), Lisandro Abadie (bass).
Basse continue : Nanja Breeijk (harpe), Massimo Moscardo, Jonathan Rubin (théorbe), Florian Carré (clavecin)
Direction et ténor : Paul Agnew
Ce programme propose l’intégralité du 6e livre de madrigaux de Monteverdi.
C’est un livre fascinant, situé entre la prima et la seconda prattica, et qui contient certaines des pièces les plus émouvantes et les plus singulières de Monteverdi. Ce livre a la particularité de comporter deux larges sections symétriques qui le divisent naturellement en deux parties, se prêtant parfaitement à une interprétation en concert. Il cumule les contrastes entre chant accompagné et a cappella, entre solos et parties d’ensemble, et entre des émotions très intenses et diverses, allant de la peine à l’amour.
Chaque section débute par un lamento se déployant sur un large ambitus, suivi d’un groupe de madrigaux concertants aboutissant à leur tour à un duo d’amour. Les lamentos constituent les oeuvres les plus fameuses. Le premier d’entre eux est l’adaptation à cinq voix du Lamento d’Ariane, qui par son long solo chanté, formait le climax de l’opéra Ariane, dont les autres pages sont malheureusement perdues.
Le second lamento est celui de la Sestina. Il s’agit d’un poème de six vers où des mots-clefs sont placés à la fin du vers et reviennent en boucle à chaque fois dans un ordre différent. Ce recueil fut composé peu après deux décès qui affectèrent profondément Monteverdi. Le premier fut celui de sa femme, la chanteuse Claudia Cattaneo et le second celui d’une autre chanteuse, Caterina Martinelli, qui avait été l’élève et l’hôte de Monteverdi, et à qui, à l’âge de 18 ans, il avait destiné le rôle titre de l’opéra Ariane.
Il n’est pas anodin que, parmi tous les livres de madrigaux, le sixième soit le seul qui ne comporte pas de dédicace à un protecteur ; ce fut sans doute pour Monteverdi une façon tacite de suggérer qu’il le dédiait à la mémoire de ces femmes.
Paul Agnew
Claudio Monteverdi

23h > Salon Théophile Plé
GIGONE S'EN VA T'EN GUERRE
"Les Menus Plaisirs du Roy"
Avec : Stéphanie Gouilly (soprano), Vincent Goffin (Dame Gigogne), Catherine Daron (traverso),
Scénographie : Maurice Vandenbroeck
Costumes : Dominique Louis
Direction artistique & archiluth : Jean-Luc Impe
En butte aux rebuffades et attaques des théâtres patentés, les comédiens forains tentèrent, à l'entame du Siècle des Lumières, de survivre.
En inventant ou en réinventant les techniques de jeu les plus diverses, en alliant le jargon ou le gromelo à la pantomime, en ayant recours aux marionnettes lorsque les arrêts du Parlement de Paris leur avait enlevé la parole, en se résignant parfois aux écriteaux, ancêtres emblématiques du cinéma muet, en se rendant chez les Princes, trop heureux d'être les complices de cette nouvelle forme de subversion ou encore en s'acoquinant avec l'Académie Royale de Musique pour obtenir le droit de chanter les vaudevilles, les entrepreneurs des Foires Saint-Germain et Saint-Laurent signèrent, en quelques lustres, l'une des pages les plus brillantes de la vie artistique et littéraire du XVIIIe siècle.
À travers les avanies d'une représentation de Pierrot-Cadmus, sans cesse interrompue par les tribulations des membres de la compagnie et les visites inopinées des commissaires du Chatelet, nous vivrons les aventures drolatiques et pathétiques de ces nouveaux comédiens de l'Art. Enfin, ne perdons jamais de vue que si la censure se fit cruellement sentir sous l’Ancien Régime, elle ne disparut jamais complètement ; que si elle se fait plus policée dans nos sociétés contemporaines, elle reste présente et soumise à de nouveaux diktats ! La mode et une certaine renommée offrent un pouvoir nouveau à de nouvelles élites culturelles… que ces dernières s’empressent d’exercer.
Jean-Luc Impe

Samedi 29 août 2009
14h30 > Salon Théophile Plé
GIGOGNE S'EN VA T'EN GUERRE
Les Menus Plaisirs du Roy
Avec : Stéphanie Gouilly (soprano), Vincent Goffin (Dame Gigogne), Catherine Daron (traverso),
Scénographie : Maurice Vandenbroeck
Costumes : Dominique Louis
Direction artistique & archiluth : Jean-Luc Impe
En butte aux rebuffades et attaques des théâtres patentés, les comédiens forains tentèrent, à l'entame du Siècle des Lumières, de survivre.
En inventant ou en réinventant les techniques de jeu les plus diverses, en alliant le jargon ou le gromelo à la pantomime, en ayant recours aux marionnettes lorsque les arrêts du Parlement de Paris leur avait enlevé la parole, en se résignant parfois aux écriteaux, ancêtres emblématiques du cinéma muet, en se rendant chez les Princes, trop heureux d'être les complices de cette nouvelle forme de subversion ou encore en s'acoquinant avec l'Académie Royale de Musique pour obtenir le droit de chanter les vaudevilles, les entrepreneurs des Foires Saint-Germain et Saint-Laurent signèrent, en quelques lustres, l'une des pages les plus brillantes de la vie artistique et littéraire du XVIIIe siècle.
À travers les avanies d'une représentation de Pierrot-Cadmus, sans cesse interrompue par les tribulations des membres de la compagnie et les visites inopinées des commissaires du Chatelet, nous vivrons les aventures drolatiques et pathétiques de ces nouveaux comédiens de l'Art. Enfin, ne perdons jamais de vue que si la censure se fit cruellement sentir sous l’Ancien Régime, elle ne disparut jamais complètement ; que si elle se fait plus policée dans nos sociétés contemporaines, elle reste présente et soumise à de nouveaux diktats ! La mode et une certaine renommée offrent un pouvoir nouveau à de nouvelles élites culturelles… que ces dernières s’empressent d’exercer.
Jean-Luc Impe

14h30 > Eglise Notre Dame à Durtal
THE PLEASING SLUMBER
Ricercar Consort
Avec : François Fernandez & Sophie Gent (violon), Rainer Zipperling (basse de viole), Eduardo Egüez (Théorbe), Maude Gratton (clavecin).
Direction & basse de viole : Philippe Pierlot
Henry Lawes .......................................................................................Pavan
2 violons, 2 violes & continuo
Henry Purcell ....................................................Sonata of Three parts
2 violons, viole & continuo
Matthew Locke ..................Fantasia – Fantasia – Corant – Saraband
2 basses de violes
Henry Purcell ............................................................Fantasia 10 & 11
2 violons, 2 violes
John Jenkins : Alamine - Coranto - Saraband – The Pleasing Slumber
Violon, lyra-viol, division viol & clavecin
Christopher Simpson .........................The Four Seasons « Summer »
Violon, 2 violes & continuo
Henry Purcell ...................................................................................Chacony
H. Lawes, H. Purcell, M. Locke, J. Jenkins

17h00 > Eglise Saint-Pierre - Le Bailleul
MUSIQUE à LA CATHéDRALE DE PRAGUE
Collegium Marianum
Soliste : Damien Guillon (contre-ténor)
Cecilia Bernardini (premier violon), Jiří Pospíchal, Magdalena Malá, Vojtěch Semerád, Martina Štillerová (violons), Veronika Jíchová (alto), Hana Fleková (violoncelle), Tomasz Wesolowski (basson), Jan Krejča (théorbe), Emiliano Rodolfi (clavecin & orgue), Martina Bernášková (flûte traversière).
Direction & flûte traversière : Jana Semerádová
Johann Joseph Fux ..........................................Ouverture No. IV in g (Concentus musico-instrumentalis, 1701)
(1660 – 1741)
Jan Dismas Zelenka ...................................Alma redemptoris Mater, ZWV 126 (c. 1730)
(1679-1745)
František Ignác Antonín Tůma ......................Partita en do majeur
(1704 – 1774)
Francesco Mancini ...........................................Aria per ogni tempo Nil est in mundo, Sign. 865
(1672 – 1737)
Antonín Reichenauer .......................................Aria de dedicatione ecclesiae Domus Domini bene fundata,Sign. 1037
(c1694 – 1730)
Johann Adolph Hasse ......................................Aria In te confido, Sign. 458
(1699 – 1783)
Pierre-Gabriel Buffardin ................................Concerto en mi mineur pour flute traversiere 14´
(c1690-1768)
Balthassare Galuppi ........................................Aria de tempore Errando per montes, Sign. 384
J. D. Zelenka, F. Mancini, J. A. Hasse, B. Galuppi, J.J Fux, P.G Buffardin, A.Reichenauer

20h30 > Centre Culturel
RAPPRESENTATIONE DI ANIMA ET DI CORPO
L'Arpeggiata
Chanteurs : Céline Sheen (Anima), Fulvio Bettini (Tempo, Corpo), Jan Van Elsacker (Intelletto), Joao Fernandes (Consiglio), Hubert Claessens (Mondo).
Coro : Ulrike Hofbauer, Kristine Jaunalksne, Michaela Riener, Luciana Mancini, Esteban Manzano, Reinoud Van Mechelen, Hugo Oliveira.
Musiciens : Eero Palviainene (archiluth, guitare baroque), Daniel Zapico (théorbe), Reinhild Waldeck (harpe baroque), Aira Lethipuu (violon baroque), Doron Sherwin (cornet), Simen Van Mechelen (saqueboute), Christine Plubeau (viole), Richard Myron (violone), Margit Übellacker (psaltérion), Haru Kitamika (orgue, clavecin), David Mayoral (percussions).
Direction, théorbe, guitare baroque, harpe baroque : Christina Pluhar
Le noble romain Emilio de’ Cavalieri est l’une des figures centrales du nouveau souffle musical de son époque et écrivait son « Rappresentatione di Anima, et di Corpo » (Rome, 1600) pour renouveler l’intérêt dans la rappresentazione sacra, a cette époque déjà moins estimé. Avec la publication de cet œuvre, un nouveau style, le “recitar cantando” est né, qui est l’élément le plus important dans le développement de l’opéra et de l’oratorio.
Cavalieri arrive à Florence en 1584 et est nommé responsable des spectacles à la cour des Medici. Il fait notamment représenter les intermèdes “La Pellegrina” dans le cadre des festivités de mariage de Ferdinando de Medici et Christine de Lorraine, ou il etait, - entre autres, responsable des chorégraphies. À son retour à Rome, il monte son propre spectacle la “Rappresentatione di Anima, et di Corpo”, donné en février 1600 en l’église “Santa Maria de Vallicella”, qui fut loué par les témoins de l’époque comme Pietro della Valle pour son expressivité émotionnelle et son pouvoir festif.
Dans la publication de son œuvre, la préface de Cavalieri témoigne de toute la splendeur de l’esprit baroque. Les forts contrastes baroques du texte et de sa musique sont accompagnés de récitants et de danseurs pour en faire un spectacle pour tous les sens de l’être humain. Cavalieri nous explique qu’il faut utiliser des danseurs, et que les chanteurs doivent provoquer toutes les émotions chez les spectateurs par l’expressivité et la maîtrise de leurs chants. Ils doivent également renforcer les émotions par des gestes et utiliser l’espace de l’église en chantant de divers endroits. L’auditeur se trouve transporté dans une autre réalité, lui expliquant le monde spirituel avec tous les moyens spectaculaires de l’époque.
Emilio de Cavalieri (ca. 1550-1602)

23h00 > Parc du château
VOYAGE EN EUROPE
Compagnie de danse L'Eventail
Danseurs : Marc Barret, Bruno Benne, Anne-Sophie Berring, Enora Mantel, Emilie Bregougnon, Olivier Collin, Adeline Lerme.
Costumes : Olivier Bériot
Décor : Marie-Geneviève Massé & Jean-Marie Abplanalp
Conception & chorégraphie : Marie-Geneviève Massé
Ballet en 4 tableaux / Musique sur bande enregistrée
La France ou « la belle danse »:
Opéras ballets de Campra, Marais, Desmarets, Destouches, Lully
L’Angleterre ou « le drame » :
Suite d’orchestre de Dioclesian, (1690) de Purcell par la Petite Bande, direction S.Kuijken
L’Allemagne « le souvenir »:
Sonate pour 2 violons en mi mineur (1682) de Rosenmüller par Freiburger Barockorchester direction : Von der Goltz
L’Italie ou « l’oubli » :
Concerto pour luth en ré mineur « RV 540 » et Trio en sol mineur « RV82 » de Vivaldi par l’ensemble Giardino Armonico