Festival de Sablé

du 19 août au 23 août 2008

La vie du festival


Historique du Festival de Sablé

Août 1979. Dans le chœur de la modeste église de Gastines à Sablé, le guitariste uruguayen Betho Davezac impose une interprétation nouvelle de l’œuvre de Jean-Sébastien Bach issue de ses dernières recherches musicologiques.
Le public est conquis.

C’est l’acte de naissance du Festival de Sablé. Initié par son directeur actuel, Jean-Bernard Meunier, la manifestation construira son identité au fil des rencontres. La plus déterminante  fût celle, en 1980, de la chorégraphe chercheuse Francine Lancelot, directrice de la compagnie de danse baroque Ris et Danceries. Elle suggère l’invitation du chorégraphe André Francalanci, spécialiste de la danse renaissance italienne. Se dessinent alors les contours de l’Académie Internationale de Sablé qui dispense un enseignement unique.

Tiraillé entre création contemporaine pour la guitare et révolution esthétique d’un patrimoine musical, le Festival de Sablé cherche son identité.

Concours internationaux de composition et d’interprétation, commandes et créations d’œuvres pour guitare classique succèdent chaque été aux recherches des baroqueux d’alors. Les uns ne sont pas si éloignés des autres. En quelques années, la musique et la danse ancienne s’imposent : le Festival de Sablé sera baroque.

Les œuvres inédites, les jeunes artistes composent les programmes.

Embrassant les répertoires sacrés et profanes, privilégiant la qualité du travail au-delà des chapelles, le Festival s’intéresse particulièrement aux arts de la scène : ballets, comédies ballets, théâtre. « L’Amante invisible » par la Compagnie Ris et Danceries précède « La Méprise » et « le Carnaval amoureux » de Marivaux ou « le Baiser d’Amour » de la Comédie Italienne.

Pour la musique, Anner Bylsma et Blandine Verlet, Jean-Claude Malgoire et la Grande Ecurie et la Chambre du Roy, Marianne Muller et les Nièces de Rameau investissent salons de châteaux et églises de villages. La musique s’inscrit dans le patrimoine architectural, dans les lieux pour lesquels elle a été composée. C’est un festival buissonnier qui fleurit de villes en villages dans les anciennes provinces du Maine et de l’Anjou.

Difficile de dresser la liste des artistes, musiciens, danseurs.Hier, Marc Minkowski et les Musiciens du Louvre, Collegium Instrumental de Bruges, Jordi Savall et le Concert des Nations, Pierre Hantaï ou Musica Antiqua Praha ; aujourd’hui, la Chapelle Rhénane, Collegium 1704, l’Arpeggiata, Amandine Beyer.
Ces artistes sont l’âme du Festival. Les manuscrits guident leurs voyages et le cœur du festival bat pour le public, fidèle et curieux.

Aujourd’hui, Le Festival de Sablé s’exporte, avec ses créations, ses concerts, ses académies, à Prague comme à Bucarest. Il multiplie les échanges avec les pays européens, déterminé à participer à la construction d’une Europe culturelle.
C’est le nouveau défi pour les prochaines années.



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